À Istres, la campagne municipale de 2026 se déroule dans un climat tendu. Le maire sortant François Bernardini est sous pression judiciaire, convoqué en juin devant le tribunal pour des faits présumés de prises illégales d’intérêts, détournement de fonds publics et favoritisme. Malgré cela, il a officialisé sa candidature, tandis que la campagne est marquée par des crispations, comme l’épisode de participants à une réunion publique photographiés par un colistier du maire, ravivant la question de la pression ressentie par certains électeurs.
Dans ce contexte troublé, le paysage politique se fragmente entre plusieurs candidatures à droite et à l’extrême droite. Face à ces « 50 nuances de droite », Istres Verte et Sociale apparaît comme la seule liste de gauche en lice. Conduite par Stéphane Pailhous (EELV), après le retrait de Catherine Mickus pour des raisons de santé, elle réunit différentes sensibilités de gauche et de la société civile. La liste est « quasiment achevée » et son programme se construit collectivement, avec le débat au cœur des réflexions, offrant une ligne plus lisible dans une campagne sous tension.

